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mis à jour le 09/03/2011

Une vie bien remplie

André Lesca

Né le : 2 août 1941 à Lyon de Jean Julien Lesca et Alice Bret.

Pays visités

Allemagne, Angleterre, Canada, Égypte, Espagne, Israël, Mali, Maroc, Mauritanie, Népal, Pérou, Portugal, Suisse, Tunisie, Turquie, Yémen.  

Sommets approchés

Everest, Lotsé, Manaslu, Dhaulagiri, Cho-Oyu, Annapurna, Kangchengjunga.  

Montagnes parcourues

Alpes, Andes, Himalaya, Pyrénées, Rocheuses.

Sommets gravis

Mont-Blanc, Dôme des Ecrins, Pelvoux, Ailefroide Orientale, Roche Forio.  

Culture et caractère

André ne conçoit pas la vie sans engagement.

Dès 6 ans il demande à faire sa première communion. Il suit avec le plus grand intérêt les cours d’enseignement religieux, s’engage dans les jeunesses catholiques étudiantes puis dans l’action catholique ouvrière.

Ses premières vacances à la montagne révèlent que c’est là qu’il s’épanouit le mieux. A 14 ans, à Serre-Chevalier, il découvre le ski. La même année, l’été à Cauterets, pendant un camp de deux mois il randonne. Embauché dans les Alpes de Haute-Provence, il s’enracine dans l’univers montagnard et s’occupe aussitôt du club de ski local. Pour ses 50 ans, on lui offre un sac à dos, un piolet et des crampons. 

Pendant ses congés, il arpente les Pyrénées, puis, décidant de travailler à temps partiel, il gravit les sommets des Alpes du Sud. En 93 un ami lui parle du trekking au Népal. C’est le début de nombreux voyages. Les évènements de 68, l’ont conduit à s’engager à la CFDT et au PSU. Son but : mettre en phase l’homme et son environnement, l’ancrer dans la tradition tout en époussetant ce qui n’est plus d’actualité. Enrichi par le mouvement des paysans du Larzac, il

fonde le Groupe d’Action et d’Etudes Régionales des Alpes de Haute-Provence, pour protéger l’environnement de tout ce qui le déstructure, et parallèlement le Centre d’Application des Technologies Appropriées aux Développement des Alpes du Sud, pour élaborer des développements plus adaptés. Cela l’amène à réhabiliter une ancienne maison seigneuriale en 1983. Ainsi il réalise dix logements sociaux dans le cadre d’un concours sur les économies d’énergie.

Parcours

Les premières années de sa vie, à St Fons (69 190), une cirrhose du foi réduit son alimentation aux pommes de terre à l’eau et à la blédine. Jusqu’à 4 ans, il habite à la cité du Centre (cité ouvrière de St Gobain aujourd’hui disparue), puis 10 rue Mathieu Dussurgey

A 8 ans, en allant à l’école, une voiture le renverse. Le nez cassé et un œil atteint, il est contraint de porter des lunettes.

A 18 ans, il part à Paris, chez sa sœur. Pendant 5 ans, il suit des études à l’École des Travaux Publics et en sort en 1964 avec un diplôme de Conducteur de Travaux Publics.

Il effectue son service militaire à Lyon, dans le Train, où il exerce la fonction de " panneur "(1) ce qui lui vaut un retour de manivelle, une fracture du poignet droit et une pension militaire. Elle lui permet, depuis, d’acquitter sa facture de téléphone et de bénéficier d’un remboursement à 100 pour 100 de la Sécu.

Le 28 novembre 65, il entre au bureau d’études de l’usine Péchiney-St Gobain à St Auban (04 600) en qualité de dessinateur spécialiste du Génie Civil. Chargé de la mise en application des plans directeurs, on le verra parcourir cette usine pour implanter routes, fabrications, racks et autres bâtiments. L’arrivée de l’informatique révèle sa passion pour les technologies nouvelles. Il se spécialise dans la gestion des bases de données et réalise les premiers programmes de gestion (finance et archives) du bureau d’études.

Il prend sa retraite le 1er juillet 2002 et poursuit ses passions. En informatique il réalise plusieurs sites Internet, des vidéos de ses voyages et collecte de nombreuses photos de montagnes. Il met tout ce travail au service des quelques associations dans lesquelles il milite.

En 2005 il s'éprend d'Annette une Belge installée aux USA et décide de partager sa vie entre l'Europe et le Massachusetts où elle habite.

Le 6 décembre 2007, il s'installe dans le vieux Bayonne pour se rapprocher du berceau familial et une résidence plus accessible à sa nouvelle compagne.

(1) Pour détecter une panne, il faut suivre une méthode logique de détection. L'armée dispose de centre de formation où des moteurs sont mis en panne. Le panneur a donc pour fonction d'insérer une panne sur un moteur pour que l'instructeur puisse démontrer la logique de la recherche et l'élève s'exercer. Il ne suffit pas pour le panneur de créer des pannes, il lui faut s'assurer que seule la panne prévue est sur le moteur et qu'une fois trouvée, le moteur démarrera.