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Katmandou, le 11
novembre 1994.
Il est
6 heures, la nuit a été bonne. Je n'ai plus aucun symptôme de
rhume. Cette fois j'organise mes bagages pour le retour. Ma
toilette faite, il est 7 h 30, je suis fin prêt pour le
déjeuner et le départ. A 9 heures nous sommes à l'agence. Je
passe voir Jac et Michel à leur hôtel, mais personne. Je n'ose
pas les faire appeler.
En
passant devant l'agence je retrouve celui que j'appelle "le
frère de Ramzi". Il me propose d'aller boire un thé ce que
j'accepte volontiers. Nous nous installons au premier bistrot
que nous trouvons. On nous sert un thé comme il tient à me
l'offrir, je propose à mon tour une tournée. Je ne fais pas
attention que le serveur vient de réapprovisionner son
Thermos. Le thé est brûlant. J'emplis ma bouche d'une grande
lampée. Maintenant je ne sais plus que faire tant il est
chaud.
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Je
retrouve mon porteur qui n'en finit pas de me faire des "Namasté",
puis je pars dans Thamel faire mes dernières emplettes. A 11 h
30 je m'arrête au Héléna pour prendre un repas. Le service est
assez long, mais je n'ai aucun regret sur la quantité. A 12 h
30 à l'agence on me dit que Catherine est partie manger avec
Jac et Michel. Je les retrouve à leur hôtel où ils finissent
de manger. Catherine nous offre la traditionnelle Kata ainsi
qu'une thanka et c'est le départ pour l'aéroport.
Là le vol, prévu pour 15 h 15, est reporté à 16 h 55. En fait
c'est à 17 h 10 que nous décollons. Par les hublots j'aperçois
une dernière fois l'Everest. D'ici il apparaît vraiment comme
une montagne au dessus des autres.
Cette
fois, mon séjour est terminé. Le retour sera pénible, plus
long qu'à l'aller. En plus, au moment d'embarquer à Dakka, je
frôle l'évanouissement. A plusieurs reprises dans l'avion et à
Dubaï, je tourne de l'oeil. C'est sans doute le résultat d'une
inadaptation aux variations de température et à la chaleur
lourde de Dakka. Mais les merveilleux moments passés ont
envahi mon esprit, m'attachant à ce peuple et à ces montagnes
si près des dieux
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