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Sanaa, 29
septembre,
4 h
30. Une multitude de haut-parleurs se mettent à hurler dans la
plus grande cacophonie. Le plus proche est presque sous nos
fenêtres. Il fait encore nuit noire. Pendant une demi-heure,
ce sera à qui fait le plus de bruit et pousse les plaintes les
plus stridentes. Nos guides nous révélerons qu'il s'agit d'une
prière particulière au Yémen: prière qui s'ajoute aux cinq
prières quotidiennes auxquelles tout bon musulman doit se
conformer. Cette prière est une louange à Allah qui a créé le
monde aussi beau et doux. Je veux bien croire qu'Allah soit
grand, beau et bon, mais je trouve que ses adeptes n'ont pas
l'art de lui rendre grâces. Leur attitude ressemble plus à une
injure lancée au créateur et à nous pauvres touristes fatigués
par un long voyage et réveillés en plein sommeil!
Des
voisins ont laissé le hall éclairé. Il me semble avoir entendu
des voisins entrer tard dans la nuit. Je me lève pour
l'éteindre et me recouche.
7 h.
Il fait jour. Je n'ai pas vraiment pu me rendormir. Je me
lève. Après avoir complété mon carnet de voyage, je prends une
douche. De retour Jac et Michel ont fait surface. Les
alentours de l'hôtel commencent à s'agiter. De notre troisième
étage, bien que coincés entre plusieurs immeubles, la ville se
révèle fort esthétique. Quel contraste avec ce que je vois au
pied de l'hôtel. Là ce ne sont que gravats et ordures. Des
ouvriers martèlent des pierres. La grande route par laquelle
nous sommes arrivés, est en construction. Il s'agit du Wadi
Al-Sailah,
un de ces torrents secs mais dont les eaux peuvent brusquement
gonfler jusqu'à inonder la ville.
Nous
nous retrouvons un peu plus tard dans la cour pour le petit
déjeuner. Il y a là un minuscule jardin entouré par une sorte
de patio en canisses. Je découvre la beauté de notre hôtel, un
immeuble yéménite traditionnel construit en terre. Il forme un
ensemble de tours ocres. Les fenêtres sont petites et
entourées d'un parement blanc. Ce parement se retrouve aussi
dans la partie basse pour simuler un jointoiement de briques.
A
notre passage, tous les serveurs nous ont lancé un "bonjour",
mais leur français n'ira guère plus loin. Leur anglais n'est
pas beaucoup plus développé. Le déjeuner est assez classique :
pain, beurre, confiture, fromage, mais aussi une sorte de pain
de la forme et de l'épaisseur d'une crêpe.
Pendant que nous mangeons, un groupe de français s'installe.
Nous leur demandons ce qu'ils ont fait. Ils sont avec
Nouvelles Frontières et terminent un séjour de trois semaines
à travers tout le Yémen. C'est aujourd'hui leur dernière
journée. Jac, notre organisatrice experte, leur demande une
foule de renseignements sur les différents lieux que nous
comptons visiter.
Nous
apprenons ainsi que 100 rials valent environ 5 F et 130 rials
un dollar. Nous en profitons pour leur acheter les rials
qu'ils ont en trop.
La
réception est envahie par les bagages du groupe de Nouvelles
Frontières. Nous discutons avec les chauffeurs des 4x4 qui les
ont accompagnés. Ils travaillent pour l'agence Moka Tours. Le
patron de l'hôtel nous les recommande.
Nos
priorités de la matinée:, acquérir des rials, trouver une
agence pour organiser notre séjour, un hôtel pour le soir,
acheter timbres et cartes postale. Je demande si je peux
envoyer un fax. C'est possible mais cela présente quelques
difficultés. Je n'insiste pas, ce sera peut-être plus facile à
la poste. Le portier nous donne un plan et nous indique le
chemin à suivre.
En
quittant l'hôtel nous descendons dans le Wadi poussiéreux pour
remonter en face dans le souk qui doit nous conduire à
Bab-As-Sabah, où nous devrions trouver la poste. Il est encore
tôt et les marchands du souk se mettent juste en place. La
plupart des femmes sont voilées et habillé de noir de la tête
aux pieds ce qui les fait ressembler à des religieuses. Rares
sont celles dont on voit les yeux. Plus rares encore celles
qui laissent voir leur visage. Une partie des hommes porte le
pantalon mais le plus grand nombre est vêtu d'une longue robe
où une sorte de jupe faite avec un carré de tissus drapé
autour de la taille. Une large ceinture la maintient et permet
le port de la djambya.
Avec
nos habits d'occidentaux, nous sommes la cible de tous les
regards. Les enfants nous courent après en nous demandant des
stylos et des bonbons. Quelques passants nous lancent un "Welcome".
Il s'ensuit la litanie des "Where are you coming from?", "What
is your name?", "My name is...", mais la conversation ne va
pas beaucoup plus loin. Leur connaissance de l'anglais qu'ils
viennent de tester, demeure limitée.
A
l'entrée du souk nous rencontrons les inévitables marchands de
qat. Les acheteurs sont agglutinés autour d'eux et négocient
âprement le prix et la qualité puis s'éloignent avec leur qat
emballé comme un bouquet de fleur. Nous sentant intrigués, les
vendeurs tirent quelques brins qu'ils nous donnent.
Un peu
plus loin nous nous faufilons entre les étals. Il y a là
toutes la panoplie des marchands ambulants. Du briquet à la
semelle pour ressemeler les chaussures, tout se vend et les
camelots n'ont pas honte de faire des petits métiers. Chacun
vante sa marchandise, agrippe le client et tente de se faire
remarquer. Dans un coin, une femme vend toute sa production
qui tient tout entière dans un panier de ménagère. A côté, un
jeune jongle avec des oranges devant une brouette couverte de
fruit. Un autre, assis au milieu de ses légumes, vante ses
produits. Un peu plus loin, un boulanger a mobilisé quelques
femmes pour vendre ses pains en forme de crêpe qu'elles
empilent sur leur tête. Lui, perché sur une estrade, devant
un feu rugissant, pétrit la pâte pour en faire une galette à
la manière des pizzaiolis. Les enfants jouent au milieu d'une
foule bruyante et agitée.
Nous
arrivons à Bab As Sabah. C'est la porte ouest de la vieille
ville. Elle débouche sur la place Tahrir. C'est sans doute la
plus grande place de Sanaa. C'est une vaste esplanade avec
espaces verts et allées au milieu de laquelle trône un tank
souvenir de la révolution. Tout autour on trouve le musée
national, la tour de la télévision et la poste.
Devant
la poste nous faisons provision de cartes postales. Le choix
n'est pas très grand. Certaines ont dû rester sur le
présentoir et triturées pendant de nombreux mois. A la poste
j'achète des timbres et me renseigne pour envoyer un fax.
L'employé me fait un croquis pour trouver une agence
spécialisée et avise un client pour qu'il m'accompagne. Sur
les trottoirs toute une série de camelots sont installés,
vendant souvent la même chose que la boutique devant laquelle
ils sont. Il y a bien sûr les vendeurs de djambyas. A coté
d'eux, assis sur le sol, une petite planchette entre les pieds
et un chiffon à la main d'autres redonne du lustre aux lames.
Je ressens toute la fascination qu'exerce les armes sur les
yéménites. Tous les vendeurs ou lustreurs de djambyas sont
entourés de clients passionnément intéressés par leur travail.
A proximité il y a aussi les marchands de revolvers, de
cartouches et d'étuis. Je remarque que les commerçants sont
presque toujours regroupés par corporations.
Nous sommes étonnés par le nombre d'orfèvres. Il y en a à tous
les coins de rue et quelque fois des rues entières. Dire que
nous pensions être dans un pays pauvre!
Enfin
nous arrivons à l'agence. Nous entrons dans le vaste hall
d'entrée de Moka Tours.
Une hôtesse nous reçoit et cède rapidement sa place à un jeune
homme qui s'adresse à nous en français. Nous nous étonnons de
la perfection avec laquelle il parle notre langue. Il est
éthiopien. Il nous fait monter à l'étage dans un salon où,
autour d'une table nous nous assaillons sur de larges poufs.
Son agence travaille pour Nouvelles Frontières. Il est
l'auteur du voyage pour lequel nous nous étions inscrits et
c'est par son intermédiaire que Nouvelles Frontières à retenu
notre hôtel. Ses explications sont si claires et judicieuses
que nous nous entendons rapidement pour reprendre le circuit
que nous aurions dû faire, mais en sens inverse pour pouvoir
assister au marché au poisson d'Hodeidah. Il nous loue un 4x4
avec chauffeur pour 4 jours, à charge pour nous de nous
nourrir et de nous héberger. Le départ peut avoir lieu le
surlendemain, le temps d'obtenir des laissez-passer. Le
chauffeur et son véhicule nous abandonnera à Manakha d'où nous
rentrerons en taxi après avoir pris tout notre temps pour
randonner dans les environs. Pour la suite nous aurons tout le
temps d'en reparler à notre retour.
A mon
grand étonnement, Michel d'habitude acharné à discuter les
prix est d'accord. Pourtant Moka Tours nous demande 60 $ par
jour alors qu'Arabian Horizons m'avait proposé 55 $ par jour.
L'agence me parait sérieuse, fort accommodante et je ne vois
pas de raison de chicaner pour quelques dollars. Nous sortons
enthousiastes. Le chauffeur nous prendra mercredi à 8 h devant
l'hôtel.
De
retour Jac nous propose de manger au Palestine. C'est un
restaurant recommandé par le Guide du Routard. La salle du bas
est bruyante et on nous engage à monter à l'étage. Nous sommes
les seuls clients mais très vite rejoints par un groupe de
hollandais rencontrés la veille dans l'avion. Le serveur nous
apporte immédiatement trois galettes de pain et un menu écrit
moitié en anglais moitié en arabe. Comme il ne nous comprend
guère nous lui montrons notre choix: poulet grillé pour tous,
Salta
pour Jac et Michel, riz pour moi. La salle est crasseuse. On
nous sert rapidement. Le garçon réalise que nous sommes des
européens et nous amène après coup, une cuillère et une
fourchette. Prévoyants, nous avions apporté nos couverts.
Le peu de goût (pour ne pas dire le mauvais goût) de la
cuisine de la K.L.M. m'ont donné un appétit d'ogre. Bien qu'un
peu gras et trop grillé, j'avale le poulet qu'on a ouvert sur
toute la longueur pour pouvoir l'écarteler et le faire griller
avec une surface maximum au feu.
Cette pause nous permet d'élaborer le plan financier de notre
séjour. Jac se charge de tenir les comptes. Je propose que
nous payons à tour de rôle et réajustions les comptes de temps
à autres. Nous pensons pouvoir nous en tirer en dépensant 1000
rials par jour (50 F) et par personne pour nous nourrir et
1000 autres rials par jour et par personne pour nous loger.
Nos calculs sont assez savants car une fois le budget en rials
déterminé, nous devons calculer le nombre de dollars que nous
devons échanger, puis le convertir en francs pour évaluer ce
que représente cette dépense.
Les
boutiques de change ne manquent pas. Nous nous retrouvons
rapidement avec plus de 30 000 rials dans les poches,
c'est-à-dire plus de 300 billets de 100 rials. Heureusement
qu'en France on n'a pas comme seule monnaie les pièces de 5
frs! Il y aurait de bonnes raisons de se promener avec une
brouette
pour faire nos courses!
De
retour à l'hôtel à 14 h, nous sommes tout contents de pouvoir
faire une petite sieste au moment le plus chaud de la journée.
Nous en profitons pour recompter nos billets et vérifier qu'on
ne nous a pas volés.
A 16 h
nous décidons d'aller visiter la vieille ville. A la réception
le patron nous propose de participer ce soir à un repas
yéménite. Nous donnons notre accord bien que le prix de 1500
rials
par personne soit élevé. Il nous conseille aussi de monter sur
les terrasses de l'hôtel. A ma grande surprise, ce n'est pas
une mais des terrasses que nous trouvons. Elles ont des
niveaux différents et il faut enjamber des murets pour passer
de l'une à l'autre. De là nous bénéficions d'un vaste panorama
sur Sanaa. Nous sommes au niveau des immeubles les plus
élevés. Seuls les minarets blancs des mosquées les dépassent.
Ils contrastent par leur manque de recherche et d'élan avec
ses tours qui s'élancent vers le ciel comme autant de châteaux
forts. La décoration de leurs façades sont des splendeurs par
la multiplicité des recherches géométriques qu'elles révèlent.
Les murets de certaines terrasses forment une véritable
couronne au-dessus d'eux. Nous découvrons la présence au coeur
de la ville de nombreux et vastes jardins maraîchers entourés
de palmiers.
Nous
nous engageons dans les ruelles étroites de la vieille ville.
D'en bas le spectacle est tout autre. Certaines rues sont
propres et pavées, mais la majorité d'entre elles ont été
défoncées par la mise en place des réseaux d'eau et
d'assainissement. Les façades ont été enlaidies par les
descentes d'eaux usées qu'on leur a plaquées sans précaution.
Les boutiques présentent rarement une vitrine, elles sont le
plus souvent ouvertes sur la rue ou fermées par une porte en
fer. Toutes les maisons ne sont pas en terre. Certaines sont
en pierres taillées. Les portes sont souvent petites et
certaines relèvent, avec leur menuiserie et leur entourage en
pierre, de la même inspiration que celles qu'on trouve dans
les maisons anciennes de Provence.
Seuls
les minarets signalent la présence de mosquées. Elles sont, en
général, sans ouvertures sur la rue et leur architecture
surmontée de coupoles contraste avec celles des autres
bâtiments. Jac voudrais voir la grande mosquée. Elle
questionne des gamines qui sortent de l'école et sont toutes
heureuses de baragouiner avec une étrangère. Nous tentons de
suivre leurs indications en nous lançant dans le dédale des
rues. A plusieurs reprises nous renouvelons notre demande.
Nous arrivons ainsi, sans l'avoir trouvé, au souk de Bab Al
Yemen au sud de la vieille ville. Nous retrouvons l'ambiance
tumultueuse des souks. Les boutiques sont les unes contre les
autres. La foule est dense et il faut se bousculer pour
avancer. Là aussi les marchands sont regroupés par
corporation. Un gamin me propose de me changer des dollars.
Dès que je lui demande le taux, il part à toute allure vers la
boutique des ses parents et revient, une calculette à la main,
pour me montrer le taux. Je n'arrive plus à m'en dépêtrer. Les
gamins sont actifs et malicieux, ce sont souvent eux qui
agrippent le client. Un vieux veut à tout prix me vendre une
vieille djambya qu'il me propose à 700 rials. Pour m'en
débarrasser je lui dis que je reviendrai à la fin de mon
séjour. Nous sommes surpris de voir des marchands de semelles
de chaussures. Il y a aussi un vendeur d'eau. Il a pendu à la
ceinture une demi-douzaine de verres et porte dans son dos un
magnifique vase en cuivre dont il verse l'eau en se penchant.
Nous
décidons de nous séparer. C'est l'heure où il serait bon que
j'envoie mon fax. Je longe les remparts jusqu'à la traversée
de Wadi As Sailah. Je tombe sur un chantier de tailleurs de
pierre en pleine action. Ils préparent le pavage de protection
des remparts. Au dessus d'eux des ouvriers bâtissent la
couronne sommitale d'une tour. Le chef maçon est sur
l'échafaudage et bloque d'une main puis de l'autre les boules
de terre qu'on lui lance, avant de les jeter avec précision
dans le coffrage. On croirait un goal de handball devant ses
buts. En bas les ouvriers préparent une bouillasse de terre
mélangée à de la paille qu'il agglutine pour en faire des
boules. Je regrette de ne pas avoir ma caméra pour filmer la
scène.
J'ai
tout juste le temps de rentrer. Arrivé à l'hôtel la nuit est
tombée. Sanaa s'illumine. Les vitraux qui surmontent toutes
les fenêtres brillent de toutes leurs couleurs. A 19 h 30 nous
nous retrouvons dans la cour de l'hôtel. Il fait presque
frais. Notre table ne tarde pas à être couvertes de petits
plats sur lesquels nous nous jetons, la longue journée nous
ayant creusé l'appétit. Au fur et à mesure que nous mangeons,
les serveurs apportent une multitude de plats. Crudités,
sauces, viandes, légumes et poissons les plus divers se
succèdent, sans que nous puissions toujours savoir ce que nous
dégustons. Jac qui a beaucoup plus voyagé que moi semble
reconnaître quelques condiments mais les explications que nous
demandons au serveur ne nous éclairent guère. C'est en général
très fin. Nous ne tardons pas à être rassasiés et les plats
continuent à nous être présentés. C'est à peine si nous
pouvons toucher au dessert tant nous avons mangé. Il est 22 h
lors que nous regagnons nos chambres.
Les Wadis, appelés oueds dans le Maghreb sont des cours
d'eau temporaires des zones arides qui peut déverser
d'énormes quantités d'eau en peu de temps. Il tombe en
moyenne 251 mm d'eau par an sur Sanaa (700 mm à
Château-Arnoux, 1200 mm à Nice).
La djambya est une sorte de dague à large lame courbe que
les yéménites portent ostensiblement sur le ventre. Plus
qu'une arme, c'est l'attribut marquant leur virilité ainsi
que leur rang social et la tribu à laquelle ils
appartiennent.
Pendant plusieurs jours je chercherai à acheter du papier
à lettre. Je m'étonne de ne voir aucune papeterie, lorsque
le hasard veut que nous passions dans une rue où il n'y a
que ça. Une autre fois je tombe dans une rue où il n'y a
que des cabinets médicaux. Jac me faits remarquer que ce
ne doit pas être facile pour faire ses courses!
Moka Tours Tél. 00 967 1 276 711 Fax 00 967 1 276 713
La Salta est un plat de mouton ou de boeuf haché mijoté
dans un bouillon de légume et de riz et surmonté d'helba,
une mousse verte à base de fenugrec.
Les yéménites mangent avec les doigts. Ils arrachent la
viande avec leurs dents. Quant aux légumes et aux sauces,
ils les saisissent avec un morceau de galette de pain. Il
n'est donc pas habituel de mettre couteau et fourchette
sur la table.
Les Yéménites mangent beaucoup de viandes qu'ils font
griller verticalement en les présentant à un feu rugissant
comme un chalumeau.
Nous sommes étonnés par le nombre de brouettes que nous
avons vues et surtout par l'usage qui en est fait. Au
Yémen il semble que ce soit un outil universel servant au
transport, mais aussi de siège ou d'étal.
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, il ne fait pas
très chaud à Sanaa. La ville est à 2 200 m d'altitude. Il
nous est même arrivé de devoir mettre un pull léger à la
tombée du jour. Mais la température atteint son maximum
entre 14 et 16 h c'est d'ailleurs le moment que les
yéménites choisissent pour qater et la plupart des
boutiques sont fermées.
Vu le nombre de billets qu'ils manipulent, les yéménites
sont capables de les compter à une vitesse incroyable et
d'une seule main. Non seulement il est impossible de les
imiter, mais il est aussi impossible de compter aussi vite
qu'eux. Heureusement il n'y a pas de voleurs au Yémen.
Au Yémen on peut manger pour 200 rials (10 f), mais pour
un très bon repas il vaut mieux prévoir 5 à 600 rials.
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